Soupe Ruta-Rave

Pour qui, pour quoi, quand ?

La soupe ! Un élément indispensable de tout hiver réussit. L’hiver, c’est surtout la neige, me direz-vous. Certes, certes, mais un hiver sans ses soupes, c’est un faux hivers. C’est qu’il ne fait pas assez froid. C’est qu’on ne prend pas de bonnes résolutions en janvier. C’est un hiver raté.

Mais rentrons donc dans le vif du sujet : notre soupe d’aujourd’hui, qui est la première d’une longue série. A vrai dire, le principal challenge sera de trouver un nom pour chacune de ces soupes. En effet, elles sont souvent très similaires, ne changeant que d’un légume ou deux. Mais nous relèverons ce défi ! Et dans le pire des cas, nous numéroterons simplement nos créations, à l’image d’un Kandinsky par exemple.

Ingrédients

Nous allons donc explorer aujourd’hui notre Composition I, ou Soupe Ruta-Rave. Comme son nom le laisse supposer, il s’agit d’une soupe contenant principalement du Rutabaga et du Chou-rave.

Pour 4 portions, il faut:

  • Un beau chou-rave
  • Un rutabaga
  • 4 pommes de terre, par exemple des Charlottes.
  • Un oignon
  • Une carotte
  • Du bouillon poule
  • Une cuillère à café de noix de muscade
  • Herbes de Provence
  • Sel
  • Poivre

J’avais été optimiste sur la photo. N’utilisez qu’un seul beau chou-rave

Aux fourneaux !

Pour réaliser cette soupe, nous allons procéder de la manière suivante : découper un par un les légumes, et les ajouter dans une casserole dans laquelle les autres légumes attendent déjà.

Commençons donc : mettez une casserole sur le feu, à feu moyen, avec un filet d’huile d’olive dans son fond. Découpez l’oignon, et ajoutez le à la casserole. Ensuite, c’est au tour de la carotte d’être découpée en petits dés et ajoutée à l’oignon. Le prochain candidat est le rutabaga, à découper lui aussi en dés et ajouté dans la casserole. Les pommes de terre continuent le défilé, qui se finit donc par le chou.

Pendant tout ce temps, remuez de temps en temps la casserole pour éviter que les légumes ne brûlent sur le fonds. Une solution alternative à la découpe manuelle est de passer les légumes épluchez dans un robot pour en faire des lamelles, telles que l’on s’en servirait pour un gratin dauphinois.

Après que les légumes soient bien revenus dans la casserole, nous pouvons ajouter le bouillon. Le liquide doit arriver jusqu’en haut des légumes, mais nul besoin d’en mettre trop. Le bon timing pour ajouter le bouillon dépend de nombreux facteurs. La meilleure solution, et la plus simple, est d’ajouter l’eau lorsque les légumes collent trop au fonds de la casserole, ou lorsqu’ils sont déjà cuits. Ajoutez également la noix de muscade, un peu de sel et de poivre, ainsi que les herbes de Provence avec le bouillon.

 

Pour la cuisson, il n’y a là non plus pas de règle universelle : nous ajoutons les légumes les uns après les autres, et lorsque le chou-rave joins ses camarades dans la casserole, les oignons ont déjà bien blanchit. Pour faire simple, il faut que chacun des légumes soit bien tendre. Par exemple, vous devriez pouvoir enfoncer une fourchette facilement dans un morceau de patate ou de rutabaga.

Une fois la soupe cuite, il ne vous reste qu’à la mixer, et à ajuster la quantité d’eau pour atteindre juste la consistance que vous désirez. Personnellement, je préfère une soupe assez épaisse, mais le choix est votre. Prendre son temps pour bien mixer la soupe est important. Une soupe fraiche doit être différente d’une soupe réchauffée. C’est principalement le mixeur qui nous permet de créer un effet différent de rendre la soupe plus souple et moelleuse. Il faut donc mixer patiemment !

Service

Il y a plusieurs façons d’agrémenter et de sublimer cette soupe. Le premier choix est celui des produits laitiers : ajouter de la crème fraiche rend la soupe plus onctueuse, et également plus copieuse. Du comté ou de l’emmental constituent également d’ajouter un peu de fantaisie — et beaucoup de fils — à cette soupe.

Outre les produits laitiers, le lard est un ajout de choix. Vous pouvez faire revenir du lard coupé en morceaux grossiers dans une poêle, avant de l’ajouter dans la soupe au moment de servir. Il restera ainsi bien croquant, et relèvera efficacement la soupe ! Attention cependant à ne pas avoir trop salé cette dernière auparavant !

Enfin, le pain est un autre complément tout à fait indiqué : c’est d’ailleurs ce dernier que nous avons choisi pour déguster cette soupe !

Un pain complet, ou à base d’épeautre, fera un très bon effet. C’est d’ailleurs ce que vous pouvez observer ici (pain au levain, 60% épeautre & 40% blé complet).

On pourrait boire du vin avec notre soupe Ruta-rave, mais une bière avec des bulles bien prononcées, telle qu’une Weizen, apportera beaucoup en termes de consistance, et contrastera avec la douceur de la soupe. En outre, une bière assez maltée se mariera bien avec le pain complet, si vous choisissez de déguster votre soupe comme nous l’avons fait nous-même !